Ce Blogger est dédié à la page thématique "Psychologie" du site de l'Association Française de Développement Mental Sémantique DMS.

Affichage des articles dont le libellé est expériences mentales. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est expériences mentales. Afficher tous les articles

dimanche 9 décembre 2018

BONHEUR


130. LE BONHEUR
Certains disent que le bonheur est subjectif. Toute expérience consciente est mentale et du sujet, en ce sens subjective, mais pas nécessairement de l’opinion du sujet, elle peut contenir des éléments objectifs ne dépendant pas du jugement arbitraire du sujet, c’est le cas par exemple de la faculté révélatrice de notre conscience, c’est une propriété de l’être et non le résultat d’un jugement de notre être. Qu’en est-il du bonheur ?
Certains disent que le bonheur est un sentiment. Ici encore nous pouvons nommer tout ressenti de sentiment, ce qui ne nous avance guère, pas plus que si nous disons que le bonheur est un affect. Le bonheur n’est pas non plus une émotion, des émotions peuvent accompagner le bonheur tout en restant distinctes de lui, elles peuvent le faire passer au second plan vu la puissance de leur énergie, et des émotions négatives, des souffrances et du stress peuvent l’affecter où même créer son inverse le tourment. Le bonheur n’est donc pas un produit de la fonction source des émotions, la pathologique 3. Le bonheur est plaisant à vivre mais n’est pas un plaisir, un plaisir résulte d’un événement, d’un acte ou d’un accident heureux précis, alors que le bonheur n’est pas relié à un fait précis, et se présente comme une caractéristique mentale plus ou moins permanente. Le bonheur n’est pas en soi un état mental, c’est un élément parmi d’autres qui accompagne nos états mentaux.
En fait, le bonheur est un jugement global positif sur nous-mêmes, nos actions et nos projets, et puisque c’est un jugement, revenons à notre première question : Ce jugement est-il subjectif ou objectif ? Ce jugement s’opère sur une échelle de satisfaction qui va du pire à l’excellence, et le bonheur se trouve en haut de l’échelle. La subjectivité de nos jugements arbitraires tient au fait que nous pouvons aisément les mettre en doute, il en est ainsi de notre jugement de vérité, de notre jugement d’efficacité et de notre jugement moral sur nos actes et ceux des autres. Qu’en est-il de ce jugement de satisfaction ? Nous ne pouvons guère le remettre en question, guère nous mentir à nous-même, il est là en permanence au sein de nous comme un juge de paix souverain et implacable, tout au plus pouvons-nous le fuir, éviter d’en avoir conscience, nous plonger pour cela dans des activités fébriles et anesthésiques, mais il nous attend toujours dans l’ombre, et pour le modifier il nous faut enrichir ses données par une excellence et des succès. Sinon il nous serait facile d’échapper à l’anxiété et à la dépression. Aussi, bien qu’il repose sur des critères du sujet qui peuvent varier d’une personne à l’autre, le bonheur est un jugement relativement objectif de nous-même sur nous-mêmes.
Il en va un peu autrement chez les ataraxiques, car leur bonheur n’est plus un jugement global qui embrasse toute une vie passée, mais le jugement permanent de leur état d’être harmonique présent, qui ne peut varier de l’extrême beau fixe.


dimanche 7 octobre 2018

L’EXPÉRIENCE DE MORT IMMINENTE

Une NDE (Near Death Experience) ou EMI (Expérience de Mort Imminente) peut être qualifiée de phénomène mental hors de toute présence au monde physique extérieur. Je pense que tous les spécialistes pourraient s'entendre à dire que c'est un rêve présentant des caractéristiques particulières, propre au danger de mourir, avec des phases précises (remémoration de vie, OBE, bucolique, tunnel + claire lumière + proches) et des variantes culturelles, mais que l'on peut retrouver avec la même intensité dans des rêves ordinaires, en méditation et en hypnose dirigée, sans lésion au cerveau. Une expérience de rêve est une réalité mentale, alors qu'une hallucination en est une autre qui à lieu en état de veille et qui se superpose à des images sensorielles, ce dernier terme est donc inapproprié. Il est illusoire de vouloir assimiler l'imaginaire d'un bloc opératoire en rêve type OBE (sortie du corps) avec la réalité physique de l'opération subie par le patient et d'en déduire une perception extrasensorielle, idem pour le contact avec des âmes défuntes, car nous sommes toujours en présence d'un rêve, c'est ce que toutes les vérifications scientifiques ont démontré. Par contre plusieurs questions subsistent : 
a) la durée approximative d'une NDE complète, 
b) l'état végétatif d'un cerveau très dégradé et dont l'activité est très faible, est il techniquement capable de produire une expérience mentale aussi riche qu'une NDE ? 
c) Une NDE peut elle se produire en cas de mort quand  le patient ne revient pas à la vie en particulier lors des crises cardiaques ? Ce serait alors une RDE (Real Death Experience), une expérience accompagnant une mort réelle. Evidemment le mort ne pourra pas revenir nous en témoigner, mais c'est logiquement probable, sans prouver pour autant  la thèse survivaliste.